Sous le poids des années, le coeur s’est fait discret,
Portant seul chaque jour ce que d’autres n’auraient fait.
Les rires d'enfants, les nuits trop raccourcies,
Ont tissé dans l’ombre une force adoucie.
Mais sous la carapace où l’on couvre les peurs,
Se cache une femme aux éclats de douceur.
Une femme qui a droit, malgré les vents contraires,
Au baiser d’un instant, au frisson d’une chair.
Qu’importe les regards, les jugements ou les lois,
Elle avance et se dit : “Ce bonheur est pour moi.”
Car nul n’a le pouvoir d’éteindre une étincelle,
Quand l’âme crie tout bas : “Je suis encore belle.”
Alors, mères du courage, portez haut vos désirs,
Votre cœur n’est pas clos, il se languit de l’avenir.
Vous avez le droit d’aimer sans repentir,
D’écrire un nouveau chant en osant le plaisir.
- Parnèle


