> Là où le monde se tait

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Il existe un jardin que le temps sait garder,
Où les jours les plus lourds viennent enfin céder.
Quand le monde s'agite et m'éloigne de moi,
Ses chemins silencieux savent guider mes pas.

Les vieux murs ont appris le langage du vent,
Ils murmurent la paix sans parler autrement.
Sous l'ombre des grands arbres où le ciel se déploie,
Le silence lui-même semble prendre ma voix.

Chaque pierre connaît les saisons de la vie,
Les départs, les retours, les peines et les envies,
Et l'herbe, sous mes pieds, garde encore la chaleur
De ceux qui ont semé tant d'amour dans les cœurs.

Ici, nul n'a besoin de cacher ses blessures,
Les regards deviennent doux et les heures moins obscures,
Le chagrin, peu à peu, desserre son étreinte,
Comme un matin d'été dissipant toute crainte.

Alors je me souviens, sans pouvoir l'expliquer,
Qu'un foyer peut parfois simplement exister,
Non par ses murs de pierre ou son toit protecteur,
Mais par la paix discrète qu'il dépose en nos cœurs.


   - Parnèle 



Les textes vivent aussi à travers ceux qui les lisent.

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