> Le chant des casseroles

Dans les ruelles d’un village,

Ou les étages d’un immeuble sage,

La France s’éveille, fourchette en main,

Le cœur battant de bon matin.


Du nord croustille une flamiche dorée,

Au sud s’élève un parfum d’aïoli salé,

Et dans l’est, la choucroute bien garnie

Fait la fierté des familles réunies.


À Paris, ça dispute le nom d’un pain,

À Toulouse, la chocolatine tient bon la main.

Mais qu’importe l’accent et qu’importe le mot,

C’est l’amour du goût qui nous tient bien au chaud.


Car sous chaque toque et dans chaque marmite,

Il y a un cœur et une main qui invite.

Un peuple entier, fier de ses lumières,

Fait rayonner des plats d’amour, à sa manière.


Alors levons nos verres et nos cuillères,

À cette France si bonne cuisinière !

Et que chacun, dans sa ronde,

Goûte un peu plus à la douceur notre monde.



        - Parnèle 



Les textes vivent aussi à travers ceux qui les lisent.

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