Tu écrivais comme on voyage,
Le cœur plus vaste que les nuages.
Tes mots portaient plus loin que l'air,
Vers cet invisible nécessaire.
Tu savais que l'essentiel demeure
Dans les silences et dans les heures.
Qu'une rose, un rire ou bien une main
Pouvaient changer tout un destin.
Les avions traversent les frontières.
Les livres traversent les générations.
Les tiens éclairent encore la terre,
Bien au-delà de l'horizon.
Je n'ai jamais vu ton désert.
Pourtant j'en ressens toute la lumière
— Parnèle



