> Tha cianalas orm
Au détour d’un chemin où s’attarde le vent,
Se dresse une maison plus ancienne que le temps.
Sa cheminée de pierre embrasse les saisons,
Et le feu sait y parler mieux que mille chansons.
Le vieux bois bien rangé attend les froids d’hiver,
Comme un trésor gardé contre les pluies amères.
Chaque poutre a gardé le parfum des années,
Et les rires des enfants ne les ont jamais quittées.
Plus loin, les poules libres oubliant leurs tourments,
Picorent la joie offerte si simplement.
Leurs ailes ont troqué les cages d’autrefois,
Pour un ciel où l’aurore ouvre enfin grand ses bras.
Les brebis dans les champs promènent leur douceur,
Et leurs agneaux qui bondissent, tout joueurs.
Leurs sabots font courir des éclats de gaieté,
Comme si le bonheur avait quatre petits pieds.
Pop et Jazz, les garnements, flairent déjà le festin,
Et filent, bien malins, vers le stock de pain.
Ils prennent leur butin comme des petits brigands,
Et s’en vont secrètement, sous les rires du vent.
Non loin se prélassent les chiens et chats,
Souverains des murs et des toits.
Tantôt blottis au soleil, tantôt gardiens des nuits,
Ils savent que le bonheur ne fait pas de bruit.
Puis deux présences veillent en silence ici-bas,
Sans jamais réclamer qu’on célèbre leurs pas.
L’une a bâti l’abri où grandissent les jours,
L’autre en garde la flamme avec le même amour.
Et lorsque je franchis le seuil de cette belle demeure,
Le vent baisse la voix et suspend toutes les heures.
On n’y entre pas pour fuir les mauvais moments,
Mais pour trouver un endroit où le coeur prend son temps.
- Parnèle
Les textes vivent aussi à travers ceux qui les lisent.
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