
Où les vers murmurent.
Le temps efface bien des noms.
Pourtant certains demeurent encore,
Non par le bruit, mais par l'accord
D'une plume avec le silence,
D'un vers discret avec l'absence.
Tes élégies ont traversé
Les saisons comme les marées.
Sans jamais chercher les honneurs,
Elles parlaient simplement du cœur.
J'aime ces voix qui ne s'imposent pas,
Mais qui restent longtemps après les pas.
Celles que l'on retrouve un soir,
Lorsque revient un peu d'espoir.
Si mon nom porte aujourd'hui
L'écho lointain de celui qui fut le tien,
Qu'il soit surtout un remerciement,
Et non l'ombre d'une imitation.
Les siècles passent.
Les mots, eux, savent parfois attendre.
— Parnèle
