Je ne retiens rien, pas même ton ombre,
Pas même le souffle d’hier sur ma main.
Le vent s’enfuit, le ciel se fait sombre,
Et ton pas léger s’éloigne au matin.
J’ai gardé pour moi ce qui n’a pas de nom,
Ce fil d’or tissé d’un simple sourire,
Le parfum discret d’une émotion
Qu’aucun départ ne pourra ternir.
Pars vers tes terres promises,
Je reste ici avec le cœur apaisé,
Car même les plus douces brises
Ne sont pas faites pour se figer.
Si un jour ton souffle me ravive,
Je l’accueillerai d’un geste doux,
Mais si ton vent choisit la dérive,
Je lui confierai mes adieux les plus fous.
- Parnèle


