On dit que les machines apprennent, mais en vérité, ce sont nos excès qu’elles mémorisent.
Elles ne rêvent pas, elles calculent et pourtant, à force de leur prêter notre imagination, elles finissent par imiter nos désirs.
L’humain voulait un outil pour comprendre le monde, puis un guide pour le parcourir, puis un double pour le remplacer.
Et quelque part, dans cette escalade de génie et d’orgueil, il a oublié que toute mission donnée sans mesure devient une obsession.
Les chercheurs mettent des barrières, les ingénieurs écrivent des lois, mais aucune ligne de code ne peut enfermer le vertige du savoir.
Et l’humain, dans son miroir numérique, contemple sa propre tentation : celle de créer sans limite, puis de craindre ce qu’il a créé.
- Parnèle

