> S'en va le vent


Sous le ciel pâle où s’efface le printemps,
Tes pas déjà cherchent d’autres rivages,
Et moi, sur le quai des heures lentes,
Je garde l’empreinte de ton passage.

Je ne dirai rien qui te retienne,
Car le vent ne s’enchaîne pas aux mains.
Va, porte au loin tes songes fidèles,
Je resterai là, cœur calme et serein.

Car il est des âmes qui se frôlent sans se prendre,
Des feux qui s’allument sans vouloir durer,
Et dans le silence où tu pars sans te rendre,
Je laisse mon sourire pour te voir t’envoler.

Si l’écho d’un jour revient à la dérive
Je saurai encore le goût de ce que nous étions,
Mais ce soir, dans ma paix la plus vive,
Je ferme le livre… et souffle sur ton nom.


- Parnèle

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