Les chamailles d'antan


J’avais un frère, une sœur, et mille batailles d’enfants,

Des rires et des cris qui fusaient dans le vent.

Les portes claquaient, parfois pour des heures,

Car nos parents en silence séparaient leurs cœurs.


On se lançait des mots comme on lance des pierres,

Des disputes trop grandes pour nos âges légers,

Mais la nuit tombait, et malgré nos guerres,

On partageait la même maison, le même dîner.


Puis les routes se sont séparées comme nos destins,

Chacun a pris le train de sa vie, de son matin.

Et maintenant que le temps a posé son silence,

Je donnerais tant pour retrouver toutes ces turbulences.


        - Parnèle 


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