Il a connu le froid, le vide, les silences,
Les nuits sans écho, les jours sans espérance.
Il s’est recroquevillé sous le poids des adieux,
Comme un oiseau mouillé sous un ciel capricieux.
Mais voilà qu’il frémit, sans bruit, sans certitude,
Comme une fleur de givre au bord de l’habitude.
Quelque chose le frôle, un regard, une voix,
Et soudain, il s’incline… sans savoir pourquoi.
Pas guéri, pas entier, mais vivant, bien vivant.
Il bat sans armure, sans masque et sans gants,.
Et dans ce nom peut-être, dans ce pas partagé,
Il perçoit une main qui ne veut pas juger.
Alors il se redresse. Il n’espère pas l’éclat,
Mais un souffle paisible, et des gestes tout bas.
Car même abîmé, même un peu maladroit,
Un cœur qui veut encore… est déjà sur la voie.
- Parnèle

